#UOKM ?

Je vous le dis…

Un cours avec Le Pierre Lévy, une opportunité, une chance à saisir mais à ne pas prendre pour acquise. La session touche à sa fin et c’est le moment de faire une réflexion sur tout ce qu’on a appris tout au long de ce voyage curatif. Alors #UOKM ? Oui, University of Ottawa Knowledge Management ou encore en français « La gestion des connaissances », plutôt un savoir, je dirais, dont on a fait l’expérience. Le professeur est parti pour laisser cette chance à la collectivité de continuer, individuellement, l’expérience du savoir à travers des outils et des concepts étudiés au courant de ce semestre à savoir : l’intelligence collective, la curation de données, les Big Data et bien d’autres reliés de près ou de loin à la gestion des connaissances.

La gestion des connaissances implique initialement la transmission du savoir. Une opération  basée sur la communication. En fait, si on fouille bien on trouve qu’il existe un lien fondamental entre l’histoire de la communication et l’histoire de la transmission du savoir. En effet, initialement transmis par voie orale par les sages et savants, le savoir commence à se diffuser plus largement par le biais des rouleaux, parchemins et autre support d’écriture suite à l’invention de celle-ci. Les grecs créent alors la « paideia », ou l’éducation. Arrive alors la renaissance, et avec elle l’invention de l’imprimerie. Le savoir peut alors s’exporter encore un peu plus grâce aux livres et autres support d’imprimerie. On voit alors apparaître les premiers traités de pédagogie.

Aujourd’hui, avec l’invention d’Internet, le savoir est accessible par tous. On passe ainsi d’un espace restreint d’apprentissage (école, université, bibliothèque, etc.) à un terrain illimité puisque le savoir est désormais accessible partout dans le monde ! Il suffit d’être connecté pour l’avoir dans les mains, mais pas dans la tête. En effet, le savoir étant déplacé sur la toile, laisse l’esprit libre à la population d’en faire l’expérience, de l’assimiler petit à petit, en tout temps. Cependant, il y en a trop, trop pour être assimilé comme nous l’affirme David Weinberger dans son ouvrage Too Big to Know: Rethinking Knowledge Now That the Facts Aren’t the Facts, Experts Are Everywhere, and the Smartest Person in the Room Is the Room que j’ai eu le plaisir et la chance de lire et de résumer. Face à cette nouvelle forme de savoir numérique qui touche tous les secteurs de la société, un changement rapide se fait à travers les générations. On assiste à la naissance des « natifs numériques » comme dirait Prensky. Ces enfants du numériques, que nous sommes, laisse le typographique pour l’algorithmique.

L’algorithme est en effet la base d’internet, la base même du numérique. C’est lui qui nous permet la recherche, la consultation, la sélection, la transmission, la distribution, etc. de toutes ces données présentes sur le world wide web. Chaque réseau social comme Facebook, Twitter, Linkedin, etc. est un exemple de la communication algorithmique. Prenons Twitter comme exemple, un réseau social qu’on a utilisé en classe à des fins éducationnelles, chaque utilisateur de ce réseau social se sert de la même base de données (Twitter) pour communiquer et ainsi chacun d’entre nous peut voir ce que toutes les personnes de la même base de données publient. Par conséquent, grâce à ce réseau virtuel, il nous est possible d’accéder à plusieurs bulles cognitives d’où une multitude d’informations et une diversité d’opinions, une nouvelle perspective sur un monde considérablement plus vaste. Très vaste. Une vastitude qui regroupe l’intelligence de chaque composant de manière collective, liés d’une interdépendance qui s’alimente de la distribution du savoir et des connaissances ayant pour but ultime de servir l’intelligence collective.

Afin de pourvoir naviguer à travers les données sans s’y perdre, cap sur l’information, on a besoin de tracer un chemin, de suivre le fil. Comme on a toujours fait pour mieux comprendre ce qui se passe dans notre environnement, et on le fait toujours, la catégorisation. Du général vers le spécifique, cherchant l’Information. Rien que ce petit hashtag « # » qu’on utilise pour classer nos photos, nos tweet ou tout simplement, nos données. Cette curation de données, nous la faisons tous, consciemment ou non, pour servir l’intelligence collective et pour enfin nous permettre de faire l’expérience du savoir, de le transformer en connaissance. Essayez, vous verrez. Rien qu’avec ce petit « # » pour pouvez aller sut Twitter et utiliser cet outil pour votre curation données. Un simple « #UOKM » dans la barre de recherche et le tour est joué.

Cette compétence clé possède plusieurs caractéristiques illustrées dans le tableau suivant :

curation de données

Les plateformes en ligne permettant la curation de données ne manquent pas ; Professeur Lévy nous a introduits à l’une d’entre elles : Scoop.it qui est une plateforme en ligne de curation de contenu proposant à ses utilisateurs de faire leur propre veille et de partager celle-ci avec d’autres utilisateurs.

Un autre concept clé auquel Professeur Lévy nous a initiés, le Big Data. Un concept qui change tout ce qu’on a autrefois pensé de la finance, du business. Des géants comme Google et Facebook qui produisent un nombre inimaginable de données chaque jour pour leur profit. Pour les chercheurs, ces données complexes sont appelées Big Data, si complexes et d’une grande valeur qu’ils sont considérés comme actif économique. Tous les réseaux sociaux qu’on utilise et la curation de données qu’on fait chaque jour, génère des Big Data revendus par les géants de l’industrie de l’information.

Je vais conclure avec un autre concept clé qu’on a eu la chance d’étudier mais ce n’est sûrement pas le dernier qu’on a vu dans ce cours ; La société en réseau. Manuel Castells, un expert en ce domaine, explique comment les technologies de la communication de masse a fait émerger une société en réseau capable de balancer les mesures du pouvoir. On l’a vu, à travers les médias sociaux, il n y a pas si longtemps en Tunisie et ailleurs, ce qu’on appelle le printemps arabe. Une révolution mobilisée à travers une société connectée, en réseau.

Cette ère de médias sociaux, cette société en réseau… Comment ces technologies affectent nos vies ? J’avais une réponse avant de suivre ce cours. Maintenant, j’en ai une meilleure. A travers les lectures, les présentations, les discussions, les critiques et les questions ouvertes qui restent sans réponses définitives, d’ailleurs aucune réponse ne l’est, j’ai fait l’expérience du savoir en action. UOKM m’a appris que tout se passe maintenant, que tout est hyper lié et que l’humanisme numérique est rendu au cœur de l’humanisme.

Human robot

PS : Je ne vais pas jouer avec les mots comme j’aime faire souvent, je souhaite juste faire part de ma gratitude envers Professeur Pierre Lévy, désormais, l’un de mes éducateurs pour la vie.

Quelques hyperliens pour rester hyper-connectés et aller plus loin…

La curation collaborative de données

http://www.scoop.it/t/communication-and-km/?tag=curation

Sur la science des données

http://www.scoop.it/t/big-data-cloud-and-social-everything

https://www.wired.com/2016/11/google-facebook-microsoft-remaking-around-ai/

http://www.theverge.com/a/mark-zuckerberg-future-of-facebook

Why Deep Learning Is Suddenly Changing Your Life

http://blockgeeks.com/guides/what-is-blockchain-technology/

https://www.fastcompany.com/3035723/app-economy/smart-contracts-could-be-cryptocurrencys-killer-app

http://www.scoop.it/t/the-rise-of-the-algorithmic-medium/?tag=blockchain

http://charman-anderson.com/2016/09/28/us-newspapers-lost-advertising-revenue-found/

https://www.theguardian.com/news/datablog/2011/jul/28/data-journalism

https://papers.ssrn.com/sol3/papers2.cfm?abstract_id=2806640

http://www.ecfr.eu/article/commentary_how_to_avoid_a_post_truth_world?utm_medium=social&utm_source=twitter#

http://blogs.lse.ac.uk/impactofsocialsciences/2015/07/14/the-case-against-the-journal-article/

http://blogs.lse.ac.uk/impactofsocialsciences/2016/10/25/open-research-for-academics-how-to-be-an-academic-in-the-twenty-first-century/

https://www.timeshighereducation.com/features/do-academic-social-networks-share-academics-interests

http://blogs.plos.org/opens/2014/08/15/rise-rise-creative-commons-1-2m-cc-licensed-scholarly-articles/

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/open-access-des-editeurs-face-a-la-communaute-universitaire/45714

http://www.zigzag-francophonie.eu/La-cyberdemocratie-en-question

http://www.archipress.org/reda/?page_id=507

http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/07/israel-middle-east-internet-revolution-democracy-youth.html

http://blogs.lse.ac.uk/usappblog/2017/03/10/is-facebook-a-site-of-political-engagement-for-young-people/

Cyber-democracy: my global political program!

http://e-learning-teleformacion.blogspot.ca/2016/11/inteligencia-colectiva-para-la.html#.WMMoFRLytE4

https://scholarlykitchen.sspnet.org/2013/12/23/the-future-of-the-scholarly-monograph/

http://toc.oreilly.com/2013/02/a-publishers-job-is-to-provide-a-good-api-for-books.html

http://alex-reid.net/2017/03/what-doeswould-data-rhetoric-look-like.html

http://henryjenkins.org/2014/08/the-democratic-surround-an-interview-with-fred-turner-part-one.html

Suivez le fil, vous trouverez le reste…

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